Que lire (pour se sentir) à Beyrouth ?

Bien sûr, il y a les grands. Voir les très grands. Khalil Gibran (LE PROPHETE), Wadih Saadeh (L’ECLAT QUI RESTE ET AUTRES POEMES), Amin Maalouf (SAMARACANDE, LEON L’AFRICAIN), Elias Khoury (LA PORTE DU SOLEIL), Vénus Khoury-Ghata (LA FEMME QUI NE SAVAIT PAS GARDER LES HOMMES)… Mais cette impressionnante tutelle s’épanouissent d’autres auteurs captivants…

Un portrait de femme libre

Chaque 1er janvier, Aaliya Saleh allume deux bougies en hommage à Walter Benjamin, puis entame son rituel préféré : commencer à traduire en arabe l’une des œuvres de ses romanciers préférés : Kafka, Pessoa, Nabokov… Au passage, elle se souvient de son quotidien de femme qui n’en fait qu’à sa tête dans un Beyrouth en guerre. LES VIES DE PAPIERS, de Rabih Alameddine (Les Escales) est un hommage sublime et poignant à la littérature et à l’indépendance d’esprit.

 

Pour un féminisme arabe

Joumana Haddad est une belle et grande gueule de la littérature arabe. En témoignent le titre de deux de ses plus beaux livres : SUPERMAN EST ARABE et J’AI TUE SHEHERAZADE. CONFESSIONS D’UNE FEMME ARABE EN COLERE, tous deux publiés chez Actes Sud. Journaliste et poétesse, elle déconstruit, violemment parfois, mais toujours brillamment, les clichés qui collent à la femme arabe. Raconte le désir, sans tabous. Une femme libre donc, dont les mots sonnent comme des prémisses à la révolution.

 

superman

 

Beyrouth, la nuit

C’est le titre du premier roman — à lire d’une traite — de Diane Mazloum. Elle y donne la parole à ces jolis garçons et filles que l’on trouve facilement passer minuit, dans le quartier de la Quarantaine, celui des clubs : une jeunesse dorée, cultivée, occidentalisée, enivrée de fêtes, de sexe et d’alcool. Mais leurs nuits sont souvent plus belles que leurs jours et le réveil est souvent difficile…

 

L’avenir de la littérature libanaise… et arabe

Si vous lisez l’anglais, plongez dans BEIRUT 39 – NEW WRITING FROM THE ARAB WORLD (Bloomsbury), recueil de textes courts mais percutants, en prose ou poétiques, signés de quelques unes des plus belles plumes du Liban — Joumana Haddad, Hala Kawtharani, Hyam Yared, Nazem El Sayed, Rabee Jaber, Zaki Baydoun… mais également de la « diaspora arabe ». Un voyage surprenant, envoûtant…

 

Beyrouth en noir & blanc

De son trait franc et minimaliste, Zeina Abirached dessine obsessivement sa ville: ses rues, ses appartements, ses dangers, ses mutations, ses souvenirs… Et bien sûr, ses habitants, qu’elle croque avec tendresse dans des albums magnifiques et vibrants. Livre après livre, elle réalise un ambitieux travail de mémoire.
A lire: BEYROUTH CATHARSIS, LE JEU DES HIRONDELLES (Cambourakis)

beyrouth-catharsis

texte & photo d’ouverture: Pamela Pianezza

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