Le Beyrouth d’Ernesto Chahoud: dj, disquaire et collectionneur

Connu internationalement pour son impressionnante collection de vinyles composée de plus de 10 000 disques, cet aguerri crate-digger (traduisible par « fouineur de bacs à disques ») est un passionné érudit de musique comme il y en existe peu. Sa passion est devenue son métier depuis longtemps: Ernesto a également cofondé le collectif de dj et organisateurs de soirées mémorables Beirut Groove Collective, et il est propriétaire de Darsko Records : ce qui était autrefois la cordonnerie de son grand-père est devenue une caverne d’Ali Baba du disque au cœur du quartier arménien de Bourj Hammoud. Charismatique figure de la scène musicale beyrouthine (et pas seulement), il partage avec nous ses lieux emblématiques.

Darsko Records ©JBasic
Le magasin Darsko Records ©JBasic

Le musée national de Beyrouth – Mat Haf 

©JBasic
Un aperçu de la grande salle du musée ©JBasic

« C’est mon espace d’art favori. En général, je n’aime pas trop les musées mais celui-ci est spécial, surtout le 1er étage avec sa de bijoux anciens. Ils m’interpellent et je trouve les bijoux des phéniciens très contemporains. Leur beauté et leur élégance des détails sont très inspirants et me rendent heureux. En quelque sorte ils me font penser à la musique que j’aime… Le lieu en soi est un havre de paix, on se sent comme dans une bulle, dommage qu’il soit toujours peu fréquenté, il est sans doute le musée le plus sous-estimé de la ville. »

bijoux2jbasic
Colliers anciens de la collection ©JBasic

Le vieux phare

©JBasic
L’ancien phare de Beyrouth ©JBasic

« C’est un souvenir d’enfance, quand il n’y avait pas tous les nouveaux buildings autour qui remplissent le paysage. A cette époque le phare était en fonction et illuminait toutes les maisons alentours. La lumière tournait toute la nuit et arrivait aussi sur mon balcon. Ce phare est un point de repère significatif du passé, pour moi c’est une forme de nostalgie d’un ancien Beyrouth. Le nouveau phare, au bord de la mer, n’est pas beau, ça n’a vraiment plus rien à voir. »

Chez Abou Elie

abouelie_detailmur

« Connu comme le bar communiste de Beyrouth, c’est aussi le bar de mes parents! Il a toujours attiré une clientèle mélangée composée d’artistes, de politiciens, d’activistes, d’étrangers et de gens du quartier. J’ai vécu au cœur de son histoire: quand j’étais enfant j’y donnais un coup de main à mon père. Ce bar a été un vrai lieu de formation et d’expérience de vie, il m’a permis de côtoyer des gens de tous âges, origines et classes sociales. Le tout est aussi fortement lié à l’histoire du quartier de Hamra, avec sa communauté et les divers partis politiques qui avaient leur siège ici.
Ouvert tous les jours, 6pm – 2am – Kuwait Street, quartier de Hamra/Caracas

Les soirées de Beirut Groove Collective

beirutgroovecollectiveaffiche

« Cela fait désormais sept ans que le collectif de DJ Beirut Groove Collective (BGC) dont je fais partie sous le pseudo de DJ Spindle, met à l’honneur le deep funk, la soul, et le funk africain. On organise régulièrement des soirées dans divers lieux comme fut le Yukunkun et désormais 1 à 2 fois par mois au Backdoor dans le ultra-vivant quartier de Mar Mikhael. Les soirées de BGC sont strictement à base de 45 tours et des dj internationaux de renom sont régulièrement invités dans ce haut lieu de la culture du vinyle. »

En savoir plus sur Ernesto et sa musique: ici, ou encore .

Une soirée du Beirut Groove Collective.
Une soirée enflammée du Beirut Groove Collective.
Publicités

Laissez un commentaire:

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s